RÉSIDENCE SECONDAIRE

de septembre à novembre 2012

Luca Monterastelli

Luca Monterastelli forme ses sculptures à partir de matériaux assez bruts (plâtre, bois…) qu’il mêle à des objets trouvés sur son chemin ou sur le lieu d’exposition. Loin d’une sacralité de l’objet, son intérêt va à des formes qui déjouent la monumentalité et la masculinité de la sculpture. Si la référence phallique est très marquée, comme pour les Gypsothèque ou Fat eye, elle est présentée dans une situation d’échec. Le rapport au corps est très prégnant dans sa pratique (il taille le bois dans un corps à corps avec son matériau), avec tendresse et complicité charnelle, sans confrontation. La force de ces formes émerge d’un rapport de compréhension à son objet. Rien n’est fixe chez ce sculpteur dont les pièces trouvent à chaque fois une nouvelle finalité suivant le contexte où elles se trouvent : le socle, l’agencement des éléments… tout est susceptible d’évoluer, de changer.